Intégrer le cold emailing, ou « message froid » en français, dans sa stratégie de prospection est un atout supplémentaire pour pouvoir élargir sa base de contacts et toucher davantage de prospects. Mais avant de rentrer dans les détails du cold emailing, une définition s’impose : le « cold emailing » est une technique de prospection basée sur l’envoi d’emails à des prospects qualifiés qui vont rentrer dans la cible d’une entreprise afin de proposer un service par exemple. Ces prospects n’ont préalablement pas reçu d’autre email, c’est pourquoi on parle de prospection froide.

Cette technique de prospection est l’une des plus difficiles, car vous partez de rien pour susciter de l’intérêt et bâtir un minimum de confiance à travers les quelques mots écrits. Malheureusement, le cold emailing est souvent associé aux spams intempestifs que l’on reçoit tous dans nos boîtes. Il a donc mauvaise réputation et pourtant il est incontournable pour pouvoir réussir sa prospection.

Tout miser sur la prospection via les réseaux sociaux est une erreur, beaucoup de vos prospects ne sont pas connectés à une plateforme comme LinkedIn ou ont des profils utilisateurs suffisamment incomplets pour pouvoir les qualifier. L’avantage de l’email, c’est que tout le monde en a un, et c’est cet avantage que l’on va exploiter dans une relation BtoB (de professionnel à professionnel). Le cold emailing, s’il est bien fait, va permettre une entrée en relation afin de provoquer une réaction et un engagement du prospect.

Les détails d’une stratégie de cold emailing

L’acquisition avec le cold emailing est un art subtil avec lequel il faut s’entraîner pour pouvoir performer. En d’autres termes, vous allez devoir tenter plusieurs messages, plusieurs approches avant de trouver le bon angle, celui qui aura le plus de succès.

Étudions dans le détail la structure d’un cold email :

1. L’adresse email

C’est la base de tout. Une adresse email dans une action de cold mailing doit être clairement identifiée comme l’adresse de votre entreprise. Un exemple : je suis François de l’entreprise « réparetout », mon adresse email va donc être structurée avec le prénom et le nom de l’entreprise. Pourquoi ? Parce que votre prospect ne cliquera probablement pas sur le message s’il suspecte un spam ou un message d’arnaque. Ainsi : pas d’adresse personnelle ou d’intitulé ne correspondant pas à l’entreprise.

2. L’objet

L’objet est caractérisé par les quelques mots qui apparaissent avant d’ouvrir le message. C’est l’essence de l’email, la raison d’être de l’envoi. Il est absolument nécessaire de le soigner et de le penser à destination de votre prospect. Pour cela, vous allez devoir personnaliser au maximum votre approche et donc bien connaître votre prospect. Imaginons que j’aie participé à un évènement en ligne sur une thématique en lien avec mon activité, et que par chance, j’ai récupéré plusieurs adresses email de potentiels prospects ou au minimum de partenaires. Dans le cas présent, je vais pouvoir préciser dans mon objet par quel biais je le connais ou je l’ai croisé. Exemple d’objet : « J’ai adoré votre intervention sur les girafes ». Si mon interlocuteur est un peu curieux, il va lire la suite pour savoir de quoi il retourne. Bien évidemment, ce n’est pas une science exacte et le destinataire de l’email peut aussi ignorer votre requête.

3. Le corps de texte

Vous avez accroché votre prospect, il a ouvert l’email pour y découvrir votre message. La première partie est gagnée, mais la suite n’est pas simple. Vous avez suscité de l’intérêt chez lui, continuez à le surprendre par un message à la fois simple, court et percutant.

  • Simple : pas de jargon technique, pas d’abréviations, soyez clair dans vos propos ;
  • Court : il n’a pas envie de lire un roman, donc en quelques lignes tout doit être dit ;
  • Percutant : racontez lui ce qu’il a envie de lire ou d’entendre. Ne parlez surtout pas de votre produit ou de votre service (il s’en fiche à ce stade) mais plutôt de son problème que vous avez identifié et pour lequel vous avez une solution.

Parlez-lui comme si vous étiez en face de lui. Et soyez sympathique, le genre de personne avec qui on pourrait boire un verre et discuter de n’importe quel sujet.

4. Le call to action

Appelé aussi l’appel à action, c’est ce qui va terminer votre email et qui va générer de l’engagement de la part de votre prospect. Un call to action n’est pas un produit à vendre ou un service à souscrire, c’est une invitation à poursuivre l’échange sous une autre forme : livre blanc, newsletter ou lien vers un blog. La réussite de votre stratégie de cold emailing passe par le nombre de clics sur votre call to action.

Quelques conseils complémentaires : rédigez correctement (pas de fautes d’orthographe), n’incluez aucune pièce jointe (arnaque en puissance) et relancez votre prospect plusieurs fois si vous n’obtenez pas de retour (c’est tout simplement montrer de l’intérêt à votre prospect).